Chennai (Madras)  en tamoul 6,5millions d'ha Etat du Tami Nadu
 
 
5900 km

17/01
J'arrive à la gare de Chennai à 5h30 et j'attends 6h15 pour partir à la recherche de l'hôtel, le jour n'est pas encore levé. 
Sur le plan je ne suis pas loin mais la réalité est toute autre, il me faudra presque 1h pour trouver la guest house qui dépend de l'Armée du Salut
 
j'ai choisi de dormir en dortoir, le prix est dérisoire et les chambres individuelles sont 2 x plus chères et sans fenêtres
Ce sont des dortoirs mixtes de 8 lits , un dortoir hindous (familles), un dortoir touristes étrangers
 
Je m'installe sans faire de bruit, 5 lits sont occupés par 2 Coréens et 3 Américains, tout le monde dort, nous ferons connaissance en soirée .
je m'empresse de me doucher et de partir visiter la ville à la recherche de mon pti déj.
 
je marche sur d'immenses boulevards quasiment déserts, à 8h il fait déjà très chaud, le soleil a du mal à passer l'épaisse nappe qui voile le ciel des grandes villes
je vais marcher des heures dans Chennai sans arriver  à découvrir le moindre quartier sympa, tout me ramène vers ces longues avenues, c'est impossible de parcourir  cette ville de 426 km2, la chaleur est de plus en plus étouffante et la pollution de l'air très perceptible
 
Je n'aime pas Chennai, je n'arrive pas à nouer de liens même fugace avec les gens.
J'arrive dans un bidonville en plein centre, les visages sont tendus, difficile de décrocher un sourire, j'y arrive pourtant mais tellement difficilement que j'ai peur de déranger
je n'insiste pas, malgré la pauvreté personne ne me réclame rien, c'est à peine si l'on me voit, c'est un jour férié, à 10h les gens somnolent un peu partout sous la chaleur écrasante, les enfants fesses nues jouent dans les ordures avec les chiens errants .
 
je n'ai pas mangé depuis une vingtaine d'heures et je commence à avoir les crocs.
 je ne veux plus manger de beignets et de samosas, je finis par me décider ne trouvant pas de fruits, pour des boulettes riz/pomme de terre non épicées qui en fait "arrachent juste correct "  je termine par m'éteindre le palais avec quelques feuilles de coriandre.
 
je repars en direction d'un hypothétique marché, déjà 8km parcourus  et lajournée ne fait que commencer,j'arrive enfin mais pas de chance pas mal de boutiques sont fermées 'ferié', je fais quelques photos dans le marché des fleurs
Ensuite je prends un bus pour un village en de bord de mer qui ne s'avère pas très intéressant, j'y reste 1h repars, j'ai vraiment l'impression de tuer juste le temps
je ne peux pas quitter Chennai le lendemain, il me faut attendre le jour suivant pour prendre le train qui me conduira à Kolkotta (Calcutta)



 
Départ de Chennai pour Kolkotta (calcutta) 26h de train , je ne resterai dans cette mégapole que quelques heures je reprends un train dans la soirée pour Gaya
26 h de train je suis trés intéressée par cette nouvelle expérience.
 
Le train part de Chennai, nous sommes 6 passagers dans le même box je suis la seule femme et nous ferons le voyage du début à la fin ensemble.
 
Mes compagnons de routes sont très agréables, curieux mais discrets, des liens se nouent , ce voyage sera très agréable et finalement pas si long.
Je m'installe sur ma couchette c'est celle du haut,  je peux m'assoir sans toucher le plafond et contrôler la direction du ventilateur avec mon pied.
 
De là j'ai la vue sur les autres passagers je me fais invisible, j'installe mon duvet, ma polaire pour oreiller, une bouteille d'eau, quelques biscottes. j'écris ces lignes
" je n'ai jamais pris de train de jour, c'est très divertissant. Toutes les 5 mn un vendeur passe, tchai, café, eau, jus de fruit, beignets.
 les consommations ne sont pas chères, je chronomètre chaque passage c'est bien toutes les 5 mn, le train doit avoir une quarantaine de Wagons.
Si le train stoppe longtemps je vais essayer de trouver des fruits.
j'achète 5 grosses goyaves, ici les gens les préfères vertes  et les assaisonnent de piment et de sel, je les débarrasse des fruits mûrs, j'achète encore 3 bananes, le train redémarre, on s'amuse à le prendre en marche.
Je fais un repas de fruits ce qui inquiète mes voisins qui ont commandé des repas, ils ont 3 boites alu, la première contient le riz, la 2eme une sauce jaune peut être au curry et  dans la 3 ème quelques légumes cuits dans une sauce orange sans aucun doute pimentée.
 Mes compagnons de voyage ont entre 25 et 50 ans
 le plus agé un musulman  Srilankais dans une splendide djelaba  blanche m'adresse des regards bienveillants il s'appelle Ajmid, 
 
De temps en temps je m'installe sur les couchettes du bas qui se transforment dans la journée en banquette.
puis je regagne ma chambre perchée pour somnoler ...
je pensais que ce voyage allait être épuisant ce fut au contraire une bonne cure de sommeil, il faut bien avouer que mes bouchons d'oreilles sont d'agréables complices.
 
Si la compagnie de mes voisins de "box" a été très agréable, j'ai tout de même souffert de leur comportement pollueur totalement inconscient, j'ai du mal à comprendre ces comportements et surtout le manque de réflexion qui l'accompagne. Tout, je dis bien tout, plastique, verre, papier, conditionnement des repas  en alu est jeté par les fenêtres, imaginez dans ce train qui véhicule pas moins de 1500 passagers, les ordures non biodégradables autour des voies, j'en étais malade.
 
Kolkotta  (calcutta)
 
Nous sommes arrivés à Kolkotta avec 2h de retard il me reste 7h pour visiter la ville ou du moins les quartiers proches de la gare
Après 1h d'attente dans une interminable file pour laisser mes bagages à la consigne, me voici dans la foule, le bruit, la pollution de Calcutta.
 




21h j'embarque pour Gaya 






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