Ahmedabad état du Gujarat 
4 525 013 ha
 
 
  1900 km

23/12
 
J'arrive  à 5h du mat, pas fermé l'oeil de la nuit dans une station de bus sur un terrain vague,  je n'arrive pas à situer où je suis, près ou loin du centre ville?
 
Je prends un rickshaw motorisé, la ville est endormie, je vois quelques squatters de trottoir, longue forme allongée sous les couvertures et il ne fait pas bien chaud. Ils sont nombreux aux abords des gares et stations de bus ne pouvant pas se payer un hôtel.
 
Parfois ce sont des travailleurs sans logements.
 
On arrive à l'hôtel, mon chauffeur essaye de me faire un coup d'enf...., disant à l'hôtelier qu'il a choisi son hôtel il tente de récupérer un bakchich qui va bien sûr augmenter le prix de la chambre
Pour contrer sa malhonnêteté je suis obligée de m'interposer, ça commence mal ! l'hôtelier un gros c.. me propose une chambre minable, qui lui sert d'entrepôt, je dis gros c.. car je testerai le bonhomme plus tard.
 
Hôtel minable, relationnel minable, mais je ne vais pas trainer dans cette ville, je suis heureuse d'avoir un duvet pour m'isoler du matelas et de l'oreiller, je ne dors volontairement jamais dans des chambres luxueuses, mais je les choisis propres, à 5h du mat j'ai pris le premier hôtel du G du Routard encore merci le GR
 
Je marche dans Ahmedabad la ville est encore endormie, les trottoirs se sont vidés des dormeurs qui se lavent sous les fontaines de rue, les namastés sont lourds de dentifrice mais les sourires sont là, j'assiste à leur toilette amusée, le verre de tchai encore fumant à côté de la brosse à dent, c'est fou la quantité de tchai qu'ils peuvent boire, perso je n'en raffole pas car c'est hyper sucré.

Inde je t'me
 
je continue la balade dans la ville qui s'anime, la cacophonie habituelle, j'achète des bananes, une mendiante me demande de l'argent, je lui donne des bananes mais elle refuse.
je les trouve délicieuses ces bananes et le petit régime est rapidement avalé, j'ajoute 2 samosas qui arrachent , et vais m'assoir dans un square, le soleil s'est levé et il fait déja chaud.
 
je regrette d'avoir tout mangé car le parc est envahi par les écureuils, des promeneurs les nourrissent, et me donnent des biscottes pour que je participe à la distribution
Sur les pelouses les lycéens attendent les cours, ils me prennent en photo
 


 
 
Je reprends ma marche citadine, j'arrive sur un immense pont au bas duquel  de chaque côté se trouvent les bidonvilles, je descends en direction de la rivière et arrive dans ce triste quartier de taules, de planches, de plastique et de toiles
je marche dans les allées boueuses, où les cochons noirs semblables à des sangliers font leur cure thalasso dans la boue grasse et puante.
 
Les enfants jouent au cerf volant, des hommes cousent sur des machines à pied, les femmes sur le bord de la rivière lavent les draps des hôtels.
 
Namasté, Namasté c'est mon sésame ouvre toi.
 Je n'ai que ce mot pour me présenter "namasté  hello welcome" est leur réponse
 
C'est l'h d'aller au travail, les rues du bidonville sont envahies par les motos des travailleurs chemises blanches qui essayent de s'extraire de la boue
les enfants dans leurs uniformes quittent "le village" véhiculés dans des rickshaws collectifs, je profite de ce moment d'agitation pour faire quelques photos, puis je prête l'APN qui circule de mains en mains, mais ça tourne vite à la sympathique émeute tout le monde veut être sur la photo, je suis obligée de partir. les photos sont floues ;o))
 
Les grandes villes hindous connaissent un problème de logement.J'ai souvent vu des familles investir des maisons en construction, ou profiter
d'un terrain vague pour installer un habitat de fortune.
Sur le trottoir on trouve les gens les plus démunis psychologiquement (santé mentale), les voyageurs qui ne peuvent se payer l'hôtel
 
j'ai vu peu de gens dormir dans la rue mais c'est encore trop.
L'inde est un pays en pleine expansion, mais un pays moderne est celui capable de mettre en place un plan social et là c'est loin d'être le cas.


 
 
je me couche tôt mais le c..... d'hôtelier tambourine à ma porte, il veut récupérer 2 matelas entreposés là . Pas un merci pour le dérangement
 
A 5h du mat il est à nouveau là il sait que je pars aujourd'hui et me rappelle que je suis là depuis 24h, mme pas envie de discuter, faut que je m'extirpe vite
pas grave j'étais rêveillée et le sac prêt.
 
Dans l'escalier je croise un routard, l'hôtelier est aux anges, il va pouvoir lui vendre son taudis, bèn c'est loupé, je lui fais de la pub et le colosse
australien rebrousse chemin
 
Je marche dans les rues sombres en direction de la gare
 Je croise des gens marchant dans la pénombre sous des couvertures, je n'ai pas froid, mon sac à dos est lourd  et je marche vite, je demande plusieurs fois ma route et au levé du Jour j'arrive enfin à la gare , (je prends un train de nuit)

je laisse mon sac à la consigne, prête à passer une belle journée dans cette ville pas géniale mais dont les habitants comme partout sont adorables.
 
Ce qui est bizarre, c'est de ne voir jamais de jeunes enfants dans les villes, est ce que les parents ont conscience de la pollution atmosphérique et sonore ?
 
Balade donc toute la journée dans la ville, c'est ma vessie qui a crié "au secours" je suis donc repartie vers 16h en direction de la gare à 1h de marche pour en tester la pissotière, ensuite j'y suis restée (pas ds la pissotière of course) , attente un peu longue mais amusante, j'aime bien l'ambiance des gares.
 
 Partir c'est la découverte, une petite aventure qui commence par le repérage de son train sur un tableau lumineux et là merdouille je ne vois pas mon train s'afficher, j'en connais le N° inscrit sur mon billet et l'h de départ
Là petit stress, j'ai acheté le billet à Pushkar, où j'ai fait confiance au gars d'une agence, ce n'est pas un billet de train juste une copie d'une réservation internet, je peux faire cette réservation sur le net sans passer par l'agence mais il faut payer par carte et je n'ai pas envie de passer ma carte sur un ordi de cyber-café pas confiance, et si ce billet était bidon?
 
Siouplé  Mr l'agent des trains "can you help me please"  quai n° 10 z'êtes sûr ?, comme je suis toujours pas tout à fait rassurée je redemande à un autre agent et même réponse. Ouffffffffffff !











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